bandeau2 bandeau1 bandeau4 bandeau8 bandeau7 bandeau10 bandeau3 bandeau5 bandeau6 bandeau9
Ecole de Santé des Armées

Pour une formation adaptée

Accueil | Evolution de la formation médico-militaire

Evolution de la formation médico-militaire

Mise à jour :10/04/2018
 
 

Du 28 février au 22 mars, les aspirants médecins de 6e  année de l’ESA ont soutenu leur mémoire professionnel de médecine opérationnelle. Cette année, cette étape leur permettra d’obtenir un nouveau diplôme : un mastère spécialisé de la conférence des grandes écoles en médecine opérationnelle qui reconnaîtra, pour la première fois, les 1800 heures de formation médico-militaire initiale délivrée par l’ESA en plus du cursus universitaire.

Ces mémoires sont centrés sur une réflexion individuelle des aspirants médecins sur leur future pratique. Chaque élève l’a présenté devant un jury composé de cadres de l’ESA. Riches en propositions, ils permettent de mieux connaitre les aspirations des élèves et d’adapter leur formation.

Cette formation est menée conjointement avec la formation universitaire en liaison avec l’université Lyon 1 et la CGE. 16% est consacré à la militarité et à la spécificité d’emploi des praticiens sur l’ensemble des deux premiers cycles des études médicales.  Particulièrement riche, elle a gagné en cohérence ces dernières années. En 2015, elle a été reconnue par de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) sous la forme d’un BAGDE (Bilan d’Aptitude délivré par les Grandes Ecoles). Cette année, la CGE vient d’accepter de « mastériser » la sixième année d’études des aspirants médecins en s’appuyant sur la formation universitaire et la formation complémentaire de sixième année ainsi que la validation de la formation médico-militaire antérieure. Ce Mastère spécialisé sera délivré pour la première fois au titre de l’année universitaire 2017-2018 après soutenance du mémoire qui constitue un exercice préparatoire à la définition d’un sujet de thèse de doctorat. Cette reconnaissance vient couronner le travail de fond effectué depuis de nombreuses années par la direction de la formation de l’école.

La formation complémentaire délivrée par l’ESA poursuit un double-objectif : former de futurs officiers au plan militaire, mais également de futurs praticiens formés aux spécificités de la pratique médicale en milieu militaire, en particulier sur les théâtres d’opérations extérieures où des jeunes praticiens peuvent être projetés dès le début de leur première affectation en Centre Médical des Armées. Il s’agit d’être formé au commandement et à la communication en situation conventionnelle et critique, de développer et d’entretenir une bonne condition physique, de connaître les spécificités opérationnelles des armées, d’être apte à prodiguer des soins ou des actes médicaux  dans des situations critiques ou dégradées et de savoir évoluer en milieu opérationnel dans un contexte international.

Pour répondre à ces objectifs, l’enseignement a été découpé en quatre axes ou « passeports » qui regroupent différents modules se répartissant sur plusieurs années avec un parcours obligatoire et un parcours personnalisé à l’instar de la formation universitaire.

Le Passeport de formation militaire générale permet l’acquisition du socle de connaissances commun aux militaires : savoir évoluer en milieu militaire, savoir communiquer, développer et entretenir une condition physique.

Le passeport d’urgence en situations opérationnelles critiques ou dégradées vise à acquérir progressivement le socle de compétences théoriques et pratiques pour la mise en œuvre des gestes de premiers secours dans le cadre du sauvetage au combat qu’ils doivent maîtriser, la prise en charge pré-hospitalière des victimes et la prise en charge des blessés sur le terrain en situation critique et/ou dégradée.

Le passeport de formation en milieu spécifique permet d’initier les élèves à la prévention et la prise en charge de pathologies spécifiques d’une part en milieu tropical et d’autre part celles qui sont liées à la préparation physique associée à des facteurs environnementaux inhabituels (hypobarie, hyperbarie et ambiances thermiques extrêmes). De manière facultative, les élèves de cinquième et sixième année peuvent réaliser un stage hospitalier d’été à l’étranger (Hanoï, Nouméa, Dakar, Libreville, Djibouti) et mettre en application les connaissances théoriques acquises en médecine tropicale.

Le passeport linguistique en contexte d’emploi opérationnel met l’accent sur la maîtrise de la langue anglaise dans les domaines médical et opérationnel.

L’ensemble de ces compétences leur permettra d’exercer sur tous les théâtres d’opérations où les forces françaises sont déployées, au plus près des combats, pour garantir aux soldats la meilleure qualité de soins et les meilleures chances de survie et de récupération en cas de blessure. 80 % des jeunes médecins militaires seront envoyés en mission dans les deux années suivant la fin de leurs études.

   
   

Haut
Copyright 2018 | Mentions legales
UA-29809718-1