COVID-19 à l’HIA Bégin : un terrain de stage pas comme les autres


 

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Interview de l’élève infirmière Cécile, en renfort sur l’HIA Bégin

Face à l’urgence de la situation liée à l’épidémie du Coronavirus, les écoles militaires de santé ont renforcé, sur demande, les hôpitaux d’instruction des armées (HIA) et l’élément militaire de réanimation du service de santé des armées (EMR-SSA) déployé à Mulhouse.

L’élève infirmière (EI) Cécile, en 3e année d’études à l’école du personnel paramédical des armées (EPPA), qui a découvert le métier d’infirmier militaire lors de sa préparation militaire dans la Marine nationale témoigne de ses 7 semaines passées à l’HIA Bégin.

En première ligne
Lorsque son institut de formation en soins infirmiers (IFSI) n’a plus dispensé d’enseignements théoriques, l’EI Cécile a fait partie de la première vague de renfort(1) à l’HIA Percy. Elle a été affectée en service de réanimation(2) non COVID-19.

Puis, comme elle ne pouvait pas effectuer son stage en école de gendarmerie(3), elle a rejoint le service de réanimation de l’HIA Bégin, qui assurait la prise en charge des patients, civils et militaires, classés « cas confirmés » COVID-19. Elle a été déployée en plein cœur de la lutte contre le coronavirus en qualité d’infirmière ou en qualité d’aide-soignante, comme son statut d’apprenant le permet, et selon le besoin des équipes.

Plus soignante qu’étudiante
« La charge de travail et l’intensité émotionnelle étaient telles qu’une journée passée dans ce contexte en valait plusieurs en temps normal » explique-t-elle.

Cette expérience lui a permis de réaliser son premier massage cardiaque en situation réelle. « J’en suis particulièrement fière et heureuse car l’issue a été favorable. »

Elle a gagné en efficacité et en confiance grâce à l’accueil extraordinaire des équipes. Elle a appris à réagir en situation d’urgence et à s’adapter à différentes équipes et à différents hôpitaux. Elle a approfondi ses connaissances en réanimation. « Je me suis sentie, pendant cette période, plus soignante qu’étudiante. »

Elle a dû également apprendre à s’organiser pour concilier son travail en réanimation et ses études. Car comme tous les autres soignants, elle travaillait en cycles de 12 heures, de jour ou de nuit. Et malgré ce rythme soutenu, elle a continué à préparer ses examens de fin d’études.

Cette jeune femme volontaire s’est engagée dans le SSA pour, notamment, les opportunités de départs en opération extérieures (OPEX) en soutien des forces françaises. « En OPEX, le champ de compétences des infirmiers est élargi. Il permet d’acquérir une expérience exceptionnelle dans le sauvetage au combat et dans la prise en charge des cas d’urgences. » Cette crise l’a plongée dans la réalité de son métier bien plus rapidement et intensément qu’elle n’aurait pu l’espérer au travers de son cursus. « J’ai réalisé tout le sens de mon engagement, et je suis fière d’avoir pu servir. »

 

Se préparer à l’imprévisible
Depuis le début de la crise sa vie est devenue plus intense, plus rapide. Elle a été remplie d’imprévus et d’incertitudes. « Il a fallu s’adapter face à cette situation sans précédent, se préparer à l’imprévisible. » Elle qui, depuis le début de la crise, n’a pas pu voir ses parents, n’a pas oublié toutes les familles qui ont été touchées par la perte d’un proche. Des moments toujours très compliqués.

Heureusement, les petits gestes d’attention(4) qu’ont manifestés les français tout au long de la crise ont apporté un peu de soleil et de bonne humeur dans ces moments difficiles. « Nous en avons eu besoin. Ils nous ont réchauffé le cœur. »

Cécile continue de recommander le respect des principes de précautions si souvent énoncés. Elle espère que les comportements sanitaires changent, que le port du masque devienne une habitude et que la population se fasse vacciner le moment venu. « Il va désormais falloir jouer collectif ! » conclut-elle.

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(1) Comme Cécile, 10 élèves infirmiers de 2e année, 9 élèves infirmiers de 3e année et 10 étudiants en médecine (4e et 5e année) sont venus renforcer les équipes hospitalières.
(2) Cette affectation a été possible dans la mesure où elle avait déjà réalisé un stage en réanimation
(3) Pendant la période de confinement, les écoles ont été fermées et les stages en antenne médicale ont été annulés.
(4) Des dons de denrées alimentaires, de visières de protection, des dessins d’enfants.


Sources : © HIA Bégin
Droits : © Ministère des armées

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