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Ecole de Santé des Armées

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baptême de la promotion 2016

Mise à jour :19/10/2017

Samedi 30 septembre 2017, l’école de santé des armées a célébré le baptême de promotion des élèves de deuxième année au cours d’une cérémonie présidée par le général d’armée Lecointre, chef d’état-major des armées, en présence de la MGA Gygax Généro, directrice centrale du SSA.
Rassemblés sur la place d’armes de l’ESA en présence de leur famille, de Mme Khedher, députée du Rhône et de M. Longueval, maire de Bron, 100 aspirants médecins et 4 quatre aspirants pharmaciens ont été baptisés « promotion médecin capitaine André Genet ». Cet héroïque médecin, compagnon de la Libération, a rejoint les forces françaises libres en 1940 et s’est illustré au sein de la 13e DBLE pour son calme et son courage, soignant les blessés sous le feu de l’ennemi, au péril de sa vie.
Conformément à la tradition, une délégation de la famille du parrain était présente à la cérémonie. La nièce du parrain a ainsi reçu le fanion de la promotion des mains du chef de corps de la 13e DBLE, avant de le remettre à la promotion.
L’émotion était palpable lorsque les 104 élèves ont entonné le chant de la promotion qu’ils ont eux-mêmes composé : « Puissiez vaillant parrain nous inspirer toujours, médecin dont l’honneur égala la bravoure, dans vos pas nous marcherons humblement, capitaine Genet, voici note serment. Vous êtes l’officier qui défia l’arrogance au service des hommes, dévoué compagnon, faites à jamais grandir l’espoir de la France. »
Ce baptême de promotion est l'un des événements les plus importants de la scolarité des « santards ». Il fait suite à leur réussite au difficile concours de première année de médecine (PACES) et marque leur passage au grade d’aspirant médecin. « Notre reconnaissance est destinée aux professeurs et aux cadres du premier bataillon qui ont permis que nous soyons si nombreux à passer la drastique sélection de la première année de médecine. Notre forte cohésion a également permis de forger une dynamique de groupe propice à l’entraide et au soutien, indispensables pour tenir le rythme universitaire imposé » a expliqué l’aspirant médecin Cécile, présidente de la Promotion « médecin capitaine A. Genet ».
Se placer sous le parrainage d’un médecin au courage exemplaire et à la carrière entièrement consacrée à la médecine de guerre est, pour ces élèves, un symbole fort d’engagement.  « Je suis assuré qu’à l’exemple de leur parrain, ils sauront, dans l’honneur et avec passion, soigner les corps et les esprits de nos soldats pour le plus grand succès des armes de la France » a déclaré le CEMA.

 
 

Médecin capitaine André Genet, le médecin de la Légion
Fils d’un médecin ophtalmologiste qui s’était illustré au cours du premier conflit mondial, André Genet s’est, à son tour, lancé dans les études médicales. Externe des hôpitaux de Lyon, il soutient sa thèse de doctorat le 13 septembre 1939, seulement 10 jours après la déclaration de guerre.
Mobilisé, il rejoint comme médecin auxiliaire le 6e bataillon de chasseurs alpins puis débarque à Narvik, en Norvège, dans le cadre d’une opération destinée à couper la route du fer à l’Allemagne. Cette première campagne lui vaudra sa première citation et la Croix de guerre avec étoile d’argent.
De retour en Angleterre, répondant à l’appel du 18 juin, il s’engage dans les Forces Françaises Libres et rejoint la 13e Demi-brigade de la Légion Etrangère qu’il ne quittera plus. Médecin-chef du premier bataillon en Erythrée, il s’expose au péril de sa vie pour le relevage et l’évacuation des blessés. Il sera cité à l’ordre de la Division, par le Lieutenant-Colonel Amilakvari, figure de légende de la Légion Etrangère.
En 1942, il participe à la campagne de Lybie et à la bataille de Bir Hakeim au cours de laquelle il parvient à conduire l’ensemble de ses blessés en lieu sûr alors qu’il est lui-même grièvement blessé au bras par une balle de mitrailleuse.
En juin 1943, ses actions au combat lui vaudront d’être le 5e médecin militaire à être promu Compagnon de la Libération.
1944 est le signal du retour en Europe. Le 16 août, il pose le pied sur le sol français, en Provence pour le début de la campagne victorieuse qui libérera les villes et régions de la Méditerranée à l’Alsace. Les combats font rage à l’approche des frontières allemandes. C’est là qu’il rencontre son destin, le 26 janvier 1945, dans la bourgade d’Illhäusern, au nord de Colmar. Transportant lui-même les blessés, ses brancardiers ayant été tués, il est fauché par un éclat d’obus. Evacué à l’hôpital complémentaire n°3 à Châtenois dans le Bas-Rhin, il décède le 5 février 1945. Le général Koenig le décrit comme « un robuste compagnon, une forte personnalité, ombrageuse sans doute, servie par un solide équilibre et qui, à force de bravoure et de dévouement aura jeté ses rayons généreux sur son entourage. »
Le 353e Hôpital des Armées à Trèves en Allemagne, premier des hôpitaux des Forces Françaises en Allemagne portera son nom, ainsi qu’une chapelle dans la même ville.

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